Des manifestants envahissent l’Open de tennis de Rennes.

Article paru dans le Ouest France

Les faits relatés dans cet article de Ouest-France rappellent certains principes. Tout d’abord, la distinction entre faits générateurs volontaires et involontaires est centrale dans le diagnostic Risques/Menaces d’une manifestation. 

Ensuite, les conséquences de l’incident. Dans le cas présent, les 1500 à 2000 spectateurs dans un ERP d’une jauge supérieure ont parfaitement réagi, évitant le mouvement de foule. On peut aussi espérer qu’il y avait peu d’enfants dans l’enceinte à ce moment de la journée. Les effets de ce type d’incident sur ces publics est toujours un soucis.

Les agents de sécurité n’ont pu éviter l’incursion et l’interruption du match. Cette menace n’avait pas été envisagée, assez logiquement.

Si ça avait été le cas, l’organisateur aurait pu prévoir des procédures spécifiques comme l’ont fait un certain nombre de commerces lors des mouvements sociaux :

  • réduction des points d’accès
  • concentrations d’agents
  • augmentation des moyens de communication ou de vidéo-surveillance
  • fermeture rapide en cas de problème.

Ce type d’anticipation permet de réduire les conséquences d’un éventuel incident. Ceci rappelle qu’au delà des dispositifs, ce sont les hommes qui les appliquent et qui font la différence sur le terrain avec une coordination efficace des actions.

L’utilisation d’engins pyrotechniques dans une enceinte fermée est elle aussi problématique. Fort heureusement dans ce cas, le déclenchement n’a pas eu de conséquences majeures…

Dernier point : comme le souligne l’organisateur, le dispositif en place correspondait bien à la déclaration faite en Préfecture. C’est un point clé à développer lors du retour d’expérience en fin de tournoi. Ainsi que les changements éventuels dans le dispositif pour l’an prochain… 

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