Entre volonté de décentralisation et régulation centrale, un équilibre précaire pour les organisateurs

L’une des difficultés d’assurer la sécurité d’une manifestation est le savant mélange entre le « prêt à porter » et le « sur-mesure ».

La crise sanitaire a confirmé ce constat sur lequel Cispé a bâti son offre. Si certains invariants sont identifiables en termes de méthode, par la suite chaque évènement présente des caractéristiques propres qui détermineront le dispositif dans sa finalisation.

Depuis le début de la crise sanitaire, les pouvoirs publics ont suivi une forme de balancier. Dans un premier temps, le confinement a marqué une période de la règle unique, appliquée dans tout le pays. Par la suite, le déconfinement a marqué une volonté de laisser aux territoires la possibilité d’adapter les mesures. On notera toutefois qu’entre les maires élus par leurs concitoyens  et les Préfets – représentant de l’Etat- le pouvoir et son usage ont pu différer : dérogation à la jauge (ou pas), port du masque dans certaines parties de la ville (ou pas), dispositif dans les écoles.

Entre centralisation et norme unique, et décentralisation avec adaptation au cas par cas, le balancier est reparti vers la définition de règles générales au détriment des exceptions, parfois justifiées mais que la circulation rapide de l’information a rendu difficilement tenable. Comment expliquer les critères ayant amené un Préfet a accorder là ce qui a été refusé ailleurs ?

Au final, à la difficulté de laisser une latitude importante d’adaptation locale, il est souvent préféré la mise en place de règle générale, qui apparaissent parfois peu adaptées à certaines situations quitte a parfois imposer des règles partiellement inadaptées voire quasiment inapplicables.

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