Le recul, une variable souvent manquante !

Interview de Alain Bauer, professeur de criminologie du Conservatoire National des Arts et métiers (CNAM)

La vidéo-support de ce billet, extraite du site Xerfi, est proposée par Alain Bauer, Professeur de criminologie. Ce spécialiste de sécurité publique effectue dans le cas présent une analyse des question de maintien de l’ordre sur la voie publique.

Au delà de l’intérêt sur la question elle-même, le point d’entrée de cet expert est celui d’un recul temporel marqué et voulu.

Comme le souligne le Professeur Bauer, le problème de la « rétractation du temps et de l’espace » nous fait perdre le « sens de l’Histoire et de la Perspective »

Dans le cas de la sécurité des événements, l’observation sur un horizon plus lointain des pratiques permet de mieux comprendre les évolutions. Le drame du Heysel, puis celui de Furiani ont marqué le secteur. Et la loi de 1995 a pointé l’émergence d’une doctrine Par la suite, le 11 septembre et les catastrophes liées aux grandes foules (La Mecque, Duisbourg)  ont scandé les années 2000. La vague d’attentats terroristes en Europe a également impacté la doctrine,  la réglementation et les pratiques de sécurité sur les événements et plus largement les lieux publics. Comme le mentionne Alain Bauer (ici dans le cas du maintien de l’ordre), regarder le passé sur une échelle temporelle longue contribue à mieux analyser  les changements et leur causes.  Ce faisant, la démarche permet d’adapter ses propres pratiques.

A méditer. 

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